4 Techniques pour convaincre son homme

Du Resto à la bague, pour qu’il nous dise: Bon ok, je m’engage à fond dans notre relation, il y a quand même quelques technique de drague à travailler les filles ! Trouver le bon timing, se faire confiance, anticiper, et savoir ruser… On vous dit tout pour séduire votre moitié.

Chéri, j’ai quelque chose à te dire…» Dans un monde idéal, l’homme répond : « Je t’écoute. » – Je voudrais que tu arrêtes de fumer.

Dans la vraie vie, il reste planté là, à tirer nerveusement sur sa clope. « Et pourquoi ça te prend tout d’un coup ? » On l’attendait celle-là, donc on déballe les faits : l’odeur de tabac froid, les baisers à la nicotine, 7 € multipliés par 365… Ça permettre de mieux économiser. On a même prévu une chute pour abréger ses souffrances : « Et si on a un bébé… » Il pâlit. En moins d’une minute, on vient de perdre la partie : « On parle de bébé maintenant, à 8 h 05… quand mon boss m’attend pour me flinguer. Tu sais ce que je vis, non ? Et tu me demandes d’arrêter de fumer, là ?»

On finit par s’excuser, l’ego plus petit qu’un Tic Tac : « T’as raison. » Et voilà comment, au lieu de diriger la barque, on a été manipulée. Pareil pour le déjeuner du dimanche chez ses parents, la place au volant, la virée en montagne alors qu’on voulait voir la mer, etc. Mauvais timing, manque de confiance en soi, pas assez de fermeté pour se faire entendre ? Tatata. Être efficace et convaincante, ça s’apprend.

1. Technique de séduction : trouver le bon timing

Le mariage, ça fait un moment qu’on y pense. La robe, la fête, les copains… on aimerait bien. Sauf que l’homme avec qui on partage notre vie trouve que c’est « de l’argent foutu en l’air. T’es pas d’accord ? » Si, avant. Mais depuis, on a changé d’avis. Alors on l’a sournoisement dévié du rayon bricolage vers celui des listes de mariage. « Je me demande comment on s’est retrouvés là… », on murmure. Apparemment il s’en fout, car il a déjà le nez sur le plan : « Les clous, c’est au sous-sol ! »

Il n’y a rien de mieux pour braquer un homme que de chercher à le « tromper ». Surtout s’il s’agit d’engagement. Pour les grandes demandes… il faut un grand moment. Laura, 30 ans, a eu du mal à le comprendre. « Dans notre groupe d’amis, on se connaît depuis plus de dix ans. Ce soir, on se rappelle qu’à 20 ans, certains d’entre nous s’imaginaient pop star ou avocat, d’autres pensaient monter leur propre marque de fringues… Aucun n’a entièrement atteint son objectif. Je dois être un peu pompette quand j’enfonce le clou : “Moi, je m’imaginais mariée. Mais je pense que vous recevrez un faire-part quand vous serez en maison de retraite !” Avec le mélange rosé-tequila, ce qui devait être une blague s’est transformé en cri du cœur. De retour à la maison, Arthur est furax et me reproche d’avoir étalé notre intimité : “Ça ne regarde que nous. On y pensera en temps voulu.” »

À certains moments, mieux vaut tourner sa langue sept fois dans sa bouche jusqu’à essorage des mauvaises pensées. « Parce que prendre ses amis à témoin, explique Véronique Meutey, psychologue spécialiste du couple, c’est piéger son homme, le dévaloriser et l’infantiliser. On appelle ce comportement une prise d’otage. »

2. Technique de séduction : se faire confiance

On ne convainc l’autre que si l’on est convaincu soi-même. Après Ikea, la zone la plus dangereuse pour tester la solidité d’un couple se situe entre deux portières et sur le bitume : à la place du copilote. « Je crois que si on prend à droite, on va peut-être gagner du temps. » Contre toute attente, il met le cligno à gauche… « Euh à droite, j’ai dit ! »

Tu es sûre ? Pas vraiment. S’il n’écoute pas, ce n’est pas un problème de surdité précoce, c’est simplement qu’on a autant de conviction qu’une éponge. On absorbe sans broncher.

Johanna, 26 ans, a banni de son discours les approximations. « Convaincre, je le fais tous les jours. Quand j’entends mes collègues se demander : “On déjeune où ? Dehors, dedans ? Chinois ou italien ?”, je décide à leur place pour ne pas perdre de temps. C’est ce côté direct qui plaît aussi à Flavien. Dès qu’il hésite, il me demande : “Franchement, t’en penses quoi ?” Comme cette fois où il est au bord de la crise de nerfs et de la démission. Je le préviens : “Ne lâche pas ce boulot, anticipe avant de claquer la porte au nez du boss.” Directive mais pas militaire, je connais aussi les mots doux : “Montre-lui que t’es le meilleur.” Si on se fait confiance, on peut apporter des réponses, peut-être même la bonne. Au mieux on nous écoute, au pire on nous ignore. Dans tous les cas, on rassure, on rend service. »

Véronique Meutey explique que « le manque de confiance en soi s’exprime de deux façons. Soit on s’efface, soit on s’énerve ». Sauf qu’on est rarement persuasive murée dans le silence ou avec le niveau sonore d’un vuvuzela. Convaincre, c’est prouver sa détermination sans rougir ni trembler, mais aussi montrer qu’on est digne de confiance. Il suffit juste de parler.

Le résultat ? « Pas grand-chose, puisque l’homme retiendra davantage notre attitude déplacée que nos arguments. Il y a certains sujets qui ne s’abordent qu’en tête à tête. Et au bon moment. »Celui où l’on sent qu’il y a une écoute, zéro pression. Et surtout une fois que l’idée a fait son chemin. Laura a finalement relâché l’étau. « Un jour on visitait une roseraie, et là, à la buvette, quand je croyais qu’Arthur allait me proposer de choisir entre un panini et un hotdog, il m’a demandée en mariage… J’avais fait germer l’idée dans sa tête, mais il fallait que l’initiative vienne de lui, et à sa façon. »

3. Technique de séduction : anticiper

Ce soir, il y a une chose dont on est sûre : on n’a pas du tout envie de mater « le Choc des Titans ». Alors on dit « je l’ai déjà vu », pour embrayer aussitôt sur le film avec Ben Affleck : « Tu sais, l’affaire des otages en Iran… Tu vas adorer. » Normalement, un coup de télécommande et c’est réglé. Sauf qu’il teste : « Ah bon. Et c’est quoi la fin du “Choc des Titans” ? » Euh… oubliée. «Parfait, on peut le regarder alors. » Au lieu de le convaincre, on s’est fait piéger. Trop spontanée, à court d’arguments, on s’est précipitée au lieu de réfléchir et ça n’a rien donné.

Pour Marion, 25 ans, passer le week-end dans la famille de Guillaume, c’est un enfer. Plutôt que de lui dire « ton père me saoule, il est lourd et ses blagues ne font rire que lui », elle a trouvé la parade : nuancer ses propos. « Écoute, je me sens un peu de trop là-bas. Dormir dans le salon, se lever à 7 heures pour remettre le canapé en place… »

Et ça marche : « Du coup, il m’écoute. Il sait que j’ai raison. Supporter les cris de sa nièce, les tics de son frère, et sa mère qui répète en boucle “j’en peux plus de cette baraque”, ce n’est pas du repos. Il en convient mais c’est sa famille, et il n’en changera pas. On tombe d’accord : “On réserve une chambre dans une maison d’hôtes à 30 minutes de chez eux, et on partage seulement les repas en famille.” »

Théoriquement, dans un couple, l’honnêteté, c’est la base. « Si on est franche, assure notre psychologue Véronique Meutey, c’est d’abord qu’on est au clair dans sa tête et que l’on peut justifier sa requête calmement et méthodiquement. »

4. Technique de séduction : savoir ruser

Convaincre, au fond, c’est faire dire oui à un homme qui pense non. Et notre avenir dépend de la forme de sa bouche. Ouverte, – O-ui. Pincée, – N-on.

On l’a vu et on l’approuve, dans un couple, l’honnêteté prévaut. Mais on sait toutes que la vérité n’est pas toujours bonne à dire, et qu’un petit mensonge peut arrondir les angles. Et mieux faire passer la pilule. Parfois, il faut même ruser. Pas trop envie qu’il nous accompagne à cette soirée ? À la question déterminante « y aura qui ? », on répond « pas grand monde. Bruno, le type que tu détestes ». Bingo !

Chloé, 30 ans, a compris le processus : « Je rencontre Julien. Beau regard, grandes mains, belles fesses mais un pull jacquard qui peluche, un jean au ras des planches et son vieux cuir du lycée. Sous ses couches difformes, il cache un grand potentiel. Et aussi beaucoup d’humour. Je tombe amoureuse. Pas mes proches, qui ne retiennent de lui que la surface du mec bloqué dans les années 90. Est-ce que je m’en moque ? Oui mais… Cette petite voix qui me dit “quel gâchis”pousse celle qui “l’aime comme il est” à le transformer. Pour son anniversaire, je lui offre un bon cadeau de 100 € chez Jules. Et un cadeau… ça ne se refuse pas. En un tour de cabine, il est convaincu. En un changement de photo de profil, il gagne 20 likes. Il se trouve beaucoup mieux qu’avant et le samedi soir, il est soulagé qu’on ne lui demande plus sa carte d’identité pour aller en boîte ! »

Véronique Meutey rassure notre conscience : « La voie détournée nous empêche de gaspiller notre énergie et notre temps. »

Est-ce qu’on est de vilaines personnes pour autant ? Non. « Il y a des sujets qui valent plus ou moins d’éviter la vérité selon que la personne est plus ou moins réceptive à nos propos. Le mensonge ou la ruse, à micro doses, n’ont rien de destructeur. Il faut simplement les utiliser avec précaution, afin d’éviter le plus gros piège : la manipulation. » Et ça, ce n’est pas du tout notre genre.

5. Les bons et les faux départs de la séduction

Avant de le convaincre, il faut retenir son attention. Méfiance sur les erreurs de drague…

  • Là, il m’écoute

– J’ai emprunté ta Gold.

– Tu perds tes cheveux ?

– J’ai résilié Canal+.

– Je me souviens aussi de ton code !

– Toi qui sais tout…

– Une barre, c’est positif ou négatif ?

– Zut ! Il reste que des bières.

  • Là, il zappe

– Après tout ce que j’ai fait pour toi !

– Si tu m’aimais vraiment…

– Je compte jusqu’à cinq.

– Je te préviens…

– Le mec de Camille il a dit oui, LUI.

– Oh ! Tu m’écoutes ?

– Répète ce que je viens de dire pour voir !