Le dégradé pour hommes un monde d’art capillaire se cache derrière cette simple pratique

Présent dans la majorité écrasante des coupes de cheveux, la réalisation du dégradé est une phase délicate pour le coiffeur. Pour le réaliser comme il se doit, il est nécessaire de faire preuve de patience, de rigueur et de précision dans le geste. Sous ses aspects simplistes, peu d’hommes devinent qu’il existe en réalité au moins autant de types de dégradé différents qu’il existe de coupes de cheveux. Le savoir, c’est avoir une grande liberté de choix dans sa coupe. 

Ce qui est difficile à réaliser dans le dégradé, c’est justement le dégradé lui-même. C’est-à-dire de régulièrement augmenter la longueur du cheveu au fur et à mesure que l’on se rapproche vers le top. Sans créer d’irrégularités entre temps. C’est à cela que l’on reconnaît les professionnels de la coiffure. Car le dégradé demande beaucoup d’exercice pour être correctement réalisé. Nous vous proposons dans ce billet de blog de découvrir quelques dégradés très utilisés en ce moment ainsi que les coupes avec lesquelles ils sont le plus souvent combinés pour un meilleur effet.

Le dégradé classique

La base. Un dégradé réalisé usuellement à blanc, donne un poil rasé de très près, le plus souvent à la lame en base de coupe et avec un sabot long fixé à la tondeuse en fin de coupe c’est à dire proche du top. Notons que ce dégradé est un 360. Il est en réalité sur tout le pourtour de la tête. Le dégradé classique est en général un dégradé moyen. C’est-à-dire qu’il naît à la base de la tête, soit les tempes lorsque l’on regarde la tête latéralement, et qui se termine avec un poil à hauteur normal en milieu du lobe temporal. S’il est à blanc, le dégradé classique se démarre au couteau, et se finit donc à la tondeuse, avec un sabot soit long soit moyen selon la coupe à laquelle vous désirez intégrer le dégradé. Mais le dégradé peut très bien se démarrer à la tondeuse, pour un dégradé simple, et même aux ciseaux si votre praticien est un virtuose de la coiffure. 

La technique pour réaliser un dégradé est assez facile. Il faut d’abord tondre toute la surface qui va accueillir le dégradé à la longueur maximale de celui-ci, c’est-à-dire la longueur en début de top. Puis répéter l’opération sur cette fois-ci, la moitié inférieure de la surface, avec une longueur en moins. La moitié inférieure de la moitié haute sera tondue à une longueur intermédiaire entre les deux premières. Répéter l’opération jusqu’à finition du dégradé. L’astuce est de ne jamais commencer avec la longueur minimale puis augmenter, c’est l’inverse qu’il faut faire. Toujours commencer avec la longueur maximale du dégradé et d’aller en descendant. En effet de cette manière, le risque d’erreur est minime, puisque la longueur en réalisation sera toujours ajustée par rapport à la précédente, plus haute.  

Le dégradé à blanc

Il s’agit d’un type de dégradé difficile à faire. Parce que le dénivelé de longueur de cheveu se fait bien plus abruptement, surtout si au niveau du top, la coiffure est une coiffure à cheveux longs. Le bas doit être rasé à peau vive, et doit progressivement croître jusqu’à atteindre la longueur de coiffure à traiter. Le coiffeur doit donc maîtriser le coup de tondeuse à la perfection en plus d’être à l’aise avec le couteau. Le dégradé à Blanc, se décline en deux principales familles, le dégradé 360 toute hauteurs, et le dégradé Mohawk toutes hauteurs. Le Mohawk est un dégradé latéral qui laisse une large frange de cheveux centrée sur le plan de symétrie de la tête, et qui permet d’y apposer une série de coiffures diverses et variées.

Il est largement déconseillé de s’essayer seul à ce type de dégradé au risque de totalement le rater et de commettre des erreurs irréversibles vous poussant à vous raser la tête en entier. Et même pire, si vous maniez maladroitement le couteau. Faites plutôt confiance à un professionnel et communiquez lui les détails de ce que vous désirez comme intervention capillaire. Ce conseil aussi banal voir pompeux puisse-il paraître est malheureusement plus pertinent qu’on ne le pense au vu des faits divers qui gravitent autour du thème de l’auto-coiffure.

Les touches design

Les coups de couteaux bien placés dessinant des motifs psychédéliques sur le dégradé, ou bien simplement, pour les designs les plus minimalistes, des traits en formes de signature, ajoute une touche de fantaisie indiscutable à la coiffure quelle qu’elle soit. De grands coiffeurs en ont ‘d’ailleurs fait leur positionnement, et quasiment toutes les coiffures de niveaux qui sont présentes dans le paysage sont accompagnés de ces scalps capillaires particulièrement essentiels. Ne soyez pas étonné si l’on vous présente un catalogue, si un jour l’humeur vous prend de vous faire une fantaisie. À la manière d’un tatouage éphémère, les designs de coiffures, ont l’avantage d’être réversibles et donc acceptés par tous. Ces designs donc sont de sérieux concurrents aux tatouages. Lorsque l’on voit de grandes stars les arborer fièrement, on ne peut que comprendre pourquoi le reste de la génération qui s’y identifie les a suivis. N’hésitez pas à demander à votre coiffeur de vous surprendre. Souvent, ils sont bien plus avisés que vous en la matière. L’œil d’un expert n’a rien de comparable à celui d’un néophyte.

Pour un raffinement total, il est vivement conseillé d’opter pour les designs discrets, ils sont bien plus  sobres et renvoient de vous une image plus mature. Le design est travaillé le plus souvent au couteau. Mais une bonne partie d’entre eux se travaille à la tondeuse. Certains prennent du temps à être effectués. Il ne faut pas perdre de vue que le coiffeur à une contrainte supplémentaire par rapport au dessinateur, c’est que tout coup de couteau ou de tondeuse est irrécupérable et ne peut être effacé qu’au prix d’une transformation de l’espace de travail lui-même, biaisant de fait la coupe initiale considérée. C’est cela qui fait des plus grands d’entre eux des artistes à part entière.