Ce qu’il faut savoir sur les cheveux africain et les coiffures afro avant de sauter le pas de l’exotisme

Tout le monde aura remarqué que le cheveu africain a de “légères” différences avec les autres typologies de chevelure. Parmi ce qui fait de lui un cheveu exclusif, nous pouvons noter le fait que le cheveu africain est au mieux frisé, au pire rêche et crépu. La principale raison réside dans l’hydratation du cheveu. Le cheveu ainsi que le cuir chevelu qui le porte sont habitués aux températures et aux climats qui règnent en Afrique. Des températures donc élevées ainsi que des atmosphères plutôt humides. Dans ces conditions, le sébum chargé d’hydrater le cheveu est correctement réparti tout au long de la fibre capillaire au fur et à mesure que le cheveu pousse.

Résultat, le cheveu est frisé, mais souple, volumineux et en pleine santé. Dans le cas ou il est soumis à un climat tempéré le métabolisme du cheveu est perturbé. Le sébum reste concentré en priorité sur le cuir chevelu pour le protéger. Le cheveu lui, laissé pour compte, devient rêche crépu et cassant. Il est donc essentiel de constamment hydrater vos cheveux, s’ils sont de type africain et que vous êtes loin de l’Afrique. 

Prendre soin efficacement de ses cheveux s’ils sont crépus

Le cheveu crépu n’a pas la même texture qu’un cheveu dit ordinaire. Il est plus rigide plus emmêlé avec les autres cheveux et surtout, il se dresse haut vers le ciel sans jamais tomber sur les épaules s’exposant ainsi perpétuellement au vent. Ceci contribue à faire d’une chevelure de type africaine, dans le cas ou elle n’est pas correctement entretenue, un véritable piège à poussières et impuretés. En revanche, du fait que c’est un cheveu sec par nature, il n’accumule les poussières qu’au bout d’un certain temps.

Privilégiez un shampoing hydratant et ne faites qu’un shampoing toutes les deux semaines. C’est largement suffisant pour ce cheveu. N’hésitez pas à dormir littéralement avec un filet sur la tête pour permettre à votre chevelure de conserver ses courbes et sa forme et de ne pas voir les cheveux se mettre en désordre. Si le shampoing est conseillé toutes les deux semaines les soins hydratants eux doivent être appliqués de façon hebdomadaire. Le cheveu étant sec, il a besoin d’hydratation. Aucun risque que le cheveu ne devienne gras. Vous pouvez appliquer des soins hydratants de marque ou alors opter pour quelque chose de plus naturel, comme l’huile d’Argan, d’olive ou encore de Karité.

Faites-vous plaisir. Le cheveu africain à un canal médullaire, c’est-à-dire le canal qui parcourt verticalement le cheveu en son centre très étroit voir inexistant. Le cheveu ne pouvant donc être nourris de l’intérieur ne conserve rien de ce avec quoi il est mis en contact. Vous pouvez donc vous en donner à cœur joie au niveau des soins hydratants.

La douche et le démêlage  

Les cheveux africains sont très emmêlés les uns avec les autres, les démêler est un véritable casse-tête. Car contrairement aux cheveux d’autres typologies, si le cheveu africain s’emmêle inévitablement, c’est du fait des très légères différences dans l’orientation des bulbes capillaires. Les noeuds ne sont donc pas le problème, car même avec des longueurs relativement courtes les cheveux trouvent tout de même le moyen de s’emmêler. Mais ce n’est pas bien grave, car les coiffures authentiques originaires du continent noir sont des coiffures qui s’appuient sur cette prédisposition du cheveu à s’emmêler avec les autres.

Si cela ne vous séduit pas, vous avez toujours la possibilité d’opter pour des tresses ou des nattes, l’autre expertise de la coiffure africaine. Avec des cheveux africains, veillez simplement à les démêler, en cas de besoin, seulement lorsqu’ils sont mouillés. Plus souples lorsqu’ils sont mouillés, les démêler en est d’autant plus facile. Lorsque vous sortez de la douche et que vous n’êtes pas pressée, privilégiez le séchage de vos cheveux à l’air libre. L’utilisation du sèche-cheveux pose un problème de taille. Les cheveux prennent un volume trop important et leurs boucles se forment de manière imparfaite et bâclée.

Le séchage à l’air libre en mode naturel, permet aux cheveux de reconstituer leur structure à leur rythme ou plutôt au rythme de la nature “ce qui revient eau même”. Leurs boucles, ayant alors largement le temps de reprendre leur forme originelle, le font et elle le font correctement. Le volume global de la chevelure reprend ses limites habituelles sans gonfler artificiellement. 

Les tresses et les nattes, l’option B

Les nattes africaines sont employées lorsque la femme désire avoir une chevelure tombante alors que la texture naturelle de ses cheveux ne s’y’ prête pas. D’ailleurs de là vient la nécessité de les plaquer contre le crâne. C’est la seule solution pour s’assurer du suivi de la natte jusqu’à la nuque au minimum et au-delà la plupart du temps. Leur avantage et que vous n’avez pas besoin d’avoir des cheveux de type africain pour vous faire faire une coiffure de type africain. Les nattes africaines sont de toute beauté.

Divers motifs sont dessinés à même le crâne avec des nattes fines et plaquées au cuir chevelu. En constant certains résultats, on ne peut que rester admiratif face au savoir faire des femmes qui maîtrisent cet art. Avant de travailler le cheveu pour faire vos nattes, là encore une hydratation de la fibre capillaire en profondeur est nécessaire. Avant la pose de nattes laissez vos cheveux libres et naturels pendant une durée d’au minimum quinze jours.

Cela leur permettra de faire une “pause” avant de se faire entortiller dans tous les sens et de rester ainsi de longues semaines certainement. Si vos cheveux sont trop courts pour les nattes africaines, pas de panique, des cheveux artificiels vous seront proposés pour prolonger la longueur de votre coiffure. De fausses idées reçues qui font leur bout de chemin au sein de la population prétendent qu’une fois tressés, les cheveux cessent de pousser. Inepties, la nature n’en a cure des nattes ou des tresses et poursuit son œuvre contre vents et marée.

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